Soutenance de thèse

Le Mardi, 10. décembre 2019 -
17:15 - 20:00
Université Paul-Valéry Montpellier Saint Charles - Salle 003

Monsieur Bakari KOUMA

Soutiendra mardi 10 décembre 2019 à 17 h 15

Salle 003 à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Site Saint-Charles 1

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Sciences de gestion

Titre de la thèse : La mobilisation des ressources humaines et organisationnelles face au défi du développement local. Cas des collectivités décentralisées du Mali

Composition du jury :

  • M. Faouzi BENSEBAA, Professeur, Université Paris 8
  • Mme Natacha PIJOAN, Maîtresse de conférences habilitée, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • M. Jean-Michel PLANE, Professeur, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • M. Jean-Paul TCHANKAM, Professeur, Kedge business school Bordeaux

Résumé de la thèse:

La chute du mur de Berlin en novembre 1989, a été le début d’une vague de démocratisation sans précédent appelée par certains les « vents » de l’Est. Ces « vents » ont continué jusqu’en Afrique subsaharienne.
Après le discours de François Mitterrand (au sommet France/Afrique de la Baule du 19 au 21 juin 1990) ; il y a eu une série de conférences nationales en faveur du multipartisme, et la plus remarquable a été celle du Benin. Le Mali a fait sa conférence nationale en aout 1991 après la révolution de mars de la même année.  
Aujourd’hui, le constat est amer, le peuple malien n’a pas eu le résultat attendu de son combat de 1991.
Les communes font face à d’énormes insuffisances dans la couverture des services sociaux de base. Cette situation perdure et les inégalités ne cessent de se creuser entre riches et pauvres dans la même commune.
Il y a plusieurs explications à cette situation : le transfert des compétences n’a pas été suivi par le transfert des ressources (humaines, financières, etc.), l’absence d’acteurs forts a encouragé l’incivisme et la corruption, (résultat les ressources propres des communes ne sont pas mobilisées de façon optimale ou le peu qui est mobilisé est généralement mal géré).
La question principale de notre problématique : A l’état actuel de la mobilisation des ressources humaines et organisationnelles, les communes du Mali, sont-elles à mesure de relever le défit du développement local ?
La situation qui nous intrigue, le problème que nous cherchons à mieux comprendre ou expliquer ; est la déception du peuple malien après la révolution de janvier à mars 1991.
La dégradation sécuritaire, depuis la guerre déclenchée au Mali en 2012 et le coup d’état militaire qui s’en est suivi, a un impact très négatif sur la mobilisation des ressources humaines et organisationnelle.